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Respect animal : en lien avec les courants philosophiques de l'histoire
A la radio, complémentarité des droits de l'homme et des droits de l'animal
Droits de l'animal : un danger ? Mais pour qui ?
Quelle est l'âme du cheval?
Les droits de l'animal, un concept dur à avaler ?
Pour une éducation civique à la nature
Quand le débat "Animal et Société" fait débat
"Que faisons-nous des animaux de divertissement ?"
Le chien et la loi
Bioéthique et expérimentation animale
Rencontres "Animal et société",  un décevant "Grenelle" du bien- être animal
La LFDA partenaire de la  plateforme nationale pour les méthodes alternatives en expérimentation animale
"Homme et Animal : de la douleur à la cruauté », le nouvel ouvrage de la LFDA référencé"
Ethique animale
Les clubs jeunes SPA à l’honneur
Les Saigneurs des Seigneurs de la mer
Le statut de l’animal aux  rencontres « Animal et société »
Vétérinaires: pour ou contre une évolution du régime juridique de l'animal?
L'animal-être sensible au laboratoire
Quand le site de la fondation LFDA est conseillé
Mieux protéger l'avifaune de la Côte d'Azur
Les animaux sont-ils des choses ?
Sévices sexuels envers un animal
Vers une éducation au respect de l'animal à l'école et dans les grandes écoles
Apologie de la corrida : retour sur une maltraitance festive
Homme et animal, de la douleur à la cruauté : le thème d'un important colloque
Pour la vie des hommes… et des bêtes
Quoiqu'en pensent de célèbres amateurs de corrida
Les animaux sont-ils des hommes comme les autres ?
Les animaux ne sont pas des meubles
Cirques, zoos, parcs animaliers : des espaces en voie de disparition ?
Le droit de l'animal précisé dans un ouvrage de référence
Protéger l'animal, c'est nous sauver nous-mêmes
La LFDA soutient deux autres associations dans leur recours contre l'arrêt du Préfet de ...
La LFDA au sommet inter associatif anti corrida à Lisbonne
Candidats, et les bêtes ?
Expérimentation animale : au-delà des pieux discours
Humanité, animalité : quelles frontières ?
Vers un label « bien-être animal » dans la grande distribution ?
Gouvernés sans gouvernants.
Une proposition de règlement européen sur le commerce des fourrures de chat et de chien ..
Le foie gras maigrit

Respect animal : en lien avec les courants philosophiques de l'histoire

L'hebdomadaire La Dépêche Vétérinaire du 6 décembre 2008 rend compte de la conférence que Georges Chapouthier, Vice-président de la Fondation LFDA, a donnée à l'Institut scientifique et technique de l'animal en ville, sur le thème "Le respect de l'animal dans l'histoire et les religions".
"Bénéficiant d'une double formation, biologiste et philosophe, l'intervenant est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels L'animal humain et Humanité, animalité : quelles frontières ?. Dans son exposé, il a traversé les siècles en évoquant les différents courants de pensées dont a fait l'objet l'animal, certains protecteurs, d'autres beaucoup moins.

L'Occident en réfère à deux grandes racines philosophiques : juive, caractérisée par un grand respect pour l'animal, et grecque, avec d'un côté un courant très favorable à l'animal, soutenu par des philosophes comme Pythagore, et de l'autre un courant beaucoup moins protecteur, soutenu par Aristote ou Hippocrate.

Animal objet

Au Moyen-Age, la société se réfugie dans le fait religieux et se montre par conséquent moins favorable à l'animal. Le respect de l'animal oscille entre l'animal "petit homme", ce qui s'exprime notamment au niveau littéraire par des ouvrages comme Le roman de renard, et l'animal objet.

Au XVIIe siècle, la pensée cartésienne d'animal objet, amplifiée jusqu'à la caricature par les disciplines du philosophe comme Malebranche, l'emporte. Elle sera supplantée, au XIXe siècle, par le développement de la biologie qui fait de l'animal un objet de connaissance ... et de vivisection.

Animal être sensible

La philosophie orientale et extrême-orientale s'est toujours montrée plus favorable à l'animal, en liaison notamment avec des croyances hindouistes et bouddhistes en la métempsychose (réincarnation en un animal).

"Notre philosophie occidentale actuelle est encore très imprégnée de philosophie post-cartésienne même si émerge un concept opposé, celui de l'animal sensible" a conclu Georges Chapouthier. Le rapprochement du respect animal est étayé aujourd'hui par des arguments scientifiques (correspondance génétique avec l'homme, études comportementales...), a-t-il ajouté."

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A la radio, complémentarité entre les droits de l'homme et les droits de l'animal

A l’occasion du 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de du 30 e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Animal, la chaîne radio  Fréquence Protestante, lors de  son émission  Partage du 1er décembre  Odile Moinon  s’est entretenue avec  Jean Marie Coulon, magistat administrateur de la Fondation Ligue française des droits de l’animal  et membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme  sur la complémentarité entre droits de l’homme et droits de l’animal.
L’enregistrement intégral de l’émission d’une durée de 27 minutes peut être écouté  sur le site www.frequenceprotestante.com à la rubrique « Ecoute à la demande/ Emisssions du 1er décembre /Partage Animaux .

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Droits de l'animal : un danger ? Mais pour qui ?

Le mensuel La Sauvagine de novembre 2008, publie un commentaire "intéressant" sur la déclaration universelle des droits de l'animal.
" Une pleine page du quotidien Le Monde en date du 15/10/2008 était consacrée à la Fondation Ligue Française des Droits de l'Animal. Cette page, entièrement financée par de nombreux et généreux donateurs, reprenait la Déclaration Universelle des Droits de l'Animal au motif de son 30ème anniversaire. [...] L'équipe de La Sauvagine a noté tout particulièrement le contenu de l'article 4-2 qui intéresse plus précisément la chasse : " la privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l'animal sauvage à d'autres fins que vitales, sont contraires à ce droit." Tout un programme. Ca fait peur non ? "

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Quelle est l'âme du cheval?

Le mensuel Cheval magazine d'octobre 2008, sous la plume de Florence Leray, s'interroge sur "l'âme" des chevaux et fait notamment appel à Georges Chapouthier, vice-président de la Fondation Ligue française des droits de l'animal,pour apporter ces commentaires philosophiques et scientifiques sur cette question.
[...]"Par son nom même, l'animal est associé à une forme d'âme . "C'est sans doute la raison pour laquelle, il a pu si souvent être combiné à l'homme ou aux dieux pour former des entités mixtes", explique le philosophe et biologiste Georges Chapouthier[...]Le cheval tout comme nous , est un mammifère. en celà il est en quelque sorte notre cousin. [...]S'il est clair que seul l'être humain a pu jusqu'à présent fabriquer des ordinateurs ou encore écrire un traité de morale, Georges Chapouthier explique que: "Ce qu'ont montré les recherches scientifiques, c'est que, même dans le domaine de la culture et des productions de l'esprit, on trouve dans l'animalité les ébauches de l'humanité". Les principes moraux eux-mêmes puiseraient leur origine chez les animaux! "C'est Darwin qui a vu juste : "La différence d'intelligence entre hommes et animaux les plus évolués, aussi grande soit-elle, est une différence de degré et, non de nature".[...] Comme l'explique Georges Chapouthier, il est probable que la conscience émerge par paliers chez les animaux. Le cheval,animal évolué, aurait ainsi une "conscience d'accès" et une "conscience phénoménale". La première est "une conscience fonctionnelle des représentations du monde. Pour le cheval, cela signifie par exemple se souvenir des lieux où il sait pouvoir trouver de la nourriture ou encore des lieux à éviter, par exemple le domaine d'un propriétaire qui l'a maltraité.La seconde est "l'impression subjective qu'un organisme ressent quand il est éveillé." Cette "impression" pourrait être à l'origine de la souffrance chez les chevaux, c'est à dire une certaine forme de conscience liée au vécu de la douleur."Nous ne devons pas seulement respecter et protéger les animaux par simple principe de bonté, mais parce qu'ils ont, en tant qu'animaux, des droits",estime Georges Chapouthier.Dire que seul l'être humain a des droits, car il est le seul à avoir des devoirs n'a pas de sens. Qu'en serait-il alors du droit des nourrissons ou des personnes dans le coma? Ni homme, ni objet, le cheval est un être sensible. en cela il a des droits que nous nous devons de respecter.[...]

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Les droits de l'animal, un concept dur à avaler ?

Le mensuel La voix des Bêtes de septembre - octobre 2008 publie sous ce titre un article de Georges Chapouthier, Vice-Président de la Fondation LFDA et directeur de recherche au CNRS.
" On parle de plus en plus des droits de l’animal. Dans une société largement fondée, comme la nôtre, sur la notion de droits, il est sans doute heureux que des droits viennent protéger les différentes facettes de l’animalité des abus qui pourraient lui être infligés par une espèce, la nôtre, qui, au cours de son histoire, n’a pas toujours brillé par son attitude morale et pourrait certainement mieux faire. Mais la notion même de « droits de l’animal » semble difficile à admettre par beaucoup de nos contemporains. Je voudrais en donner, dans les pages qui suivent, quelques exemples caractéristiques qui permettront, dans le même temps, en rectifiant certaines affirmations erronées, de présenter le droits de l’animal pour ce qu’ils sont et de les replacer par rapport aux droits de l’homme.

Situons d’abord notre propos. Il y a deux manières de comprendre la notion de « droits de l’animal » (1). Selon une conception assez largement répandue dans les pays anglo-saxons à la suite des thèses du philosophe Jeremy Bentham, la « libération animale » (selon l’expression de Peter Singer) passe par la reconnaissance que les animaux comme l’homme ne différent pas dans leur aptitude à la douleur et donc qu’en ce qui concerne cette question ils doivent être traités sur un pied d’égalité avec les hommes : tout refus de cette égalité serait une faute morale appelée « spécisme » et comparable au racisme à l’intérieur de l’espèce humaine.

Selon la conception défendue en France par ceux qui s’inspirent de la Déclaration universelle des droits de l’animal, et dont je me réclame, la demande de droits visant à protéger les animaux se positionne clairement par rapport aux droits de l’homme. Elle ne prive pas pour autant l’espèce humaine de défendre d’abord ses droits propres, comme le ferait toute espèce, si ceux-ci sont menacés. Par « ses droits propres » il faut entendre ses droits fondamentaux (à la vie, à la santé, à l’éducation…) et pas, bien entendu, des droits à l’« amusement » comme le « droit » de chasse ou celui d’assister à une corrida, deux cas où la vie, la santé ou l’éducation de l’espèce humaine dans nos pays n’est nullement menacée. A l’exception des cas où les droits fondamentaux de l’espèce humaine sont menacés, la Déclaration universelle des droits de l’animal demande que les animaux  soient traités avec respect et puissent vivre selon les besoins de leur espèce. Donc, puisque, dans une relation entre deux entités, les droits d’une entité imposent des devoirs à l’autre, la requête est finalement que l’espèce humaine s’impose par la loi de nombreux devoirs, contraignants même pour ceux des hommes qui n’aiment pas les animaux. Nous y reviendrons en conclusion.

Ce qui pourrait apparaître comme un souhait moral de bon sens, et à l’honneur de notre espèce, semble mal « passer » chez beaucoup de nos contemporains. Donnons en quelques exemples.

Préserver la corrida : De quoi ? Comment ?

J’emprunte ce titre à l’article que mon collègue Jean-Pierre Digard a publié dans le bulletin de la Fédération des Sociétés Taurines de France (2). On peut, comme moi, trouver ignobles les courses de taureaux et penser que l’espèce humaine ne s’honore pas du tout en se délectant de la mort d’un animal, torturé « avec art ». Mais là n’est pas la question. Dans le cours de son article, Digard, éminent ethnologue et humaniste convaincu, souhaite régler leur compte aux droits de l’animal. Ainsi pour lui, la Déclaration universelle des droits de l’animal est une « obscène parodie de la Déclaration des droits de l’homme ». Digard ajoute que l’idée de bien-être animal est « absurde (sauf pour des motifs sanitaires et de qualité). » Il affirme que les sondages qui suggèrent que davantage de respect de l’animal résulte d’une demande sociale sont « simulés ou truqués »…

Je vois mal en quoi vouloir se soucier notamment d’êtres sensibles à la douleur, en adoptant une déclaration bâtie sur le même principe que celle des droits de l’homme est « obscène ». L’obscénité morale me semble résider plutôt dans l’administration de la douleur gratuite (comme lors de la course de taureaux), que dans le souhait de la faire disparaître. De la même manière, je ne vois pas en quoi se soucier du bien-être animal pour des raisons autres que la qualité de la viande, est « absurde ». Dans les laboratoires de recherche, par exemple, toute une série de mesures vise à améliorer les conditions de vie des animaux d’expérience. Pour leur bien-être à eux, et pas pour la qualité des recherches. De même les abattoirs visent à donner aux animaux une mort sans douleur. Pour eux, pas spécialement pour les qualités de la viande. Qualifier d’absurdes de tels efforts, encore très insuffisants, reviendrait à se désintéresser totalement de la douleur des animaux. Il est vrai que, dans son article, nulle part Digard ne mentionne ce fait essentiel : que beaucoup d’animaux sont des êtres sensibles à la douleur, différents des objets inanimés, différent de la chose. L’élève de Descartes, Malebranche, battait des chiens en affirmant que leur cri était en tous points comparables à une horloge qui sonnait l’heure ! Ne pas mentionner la sensibilité animale, n’est ce pas faire implicitement allégeance à ces thèses « malebranchées » ? Quant aux « sondages truqués », Digard devrait se reporter aux sondages cités en (3) et émanant des instances européennes.

Digard va même plus loin : « L’idéologie animalitaire, dit-il, idéalise la nature et diabolise l’homme… Le droit des hommes à élever et à utiliser des animaux, ne serait-ce que pour s’en nourrir, est ainsi nié » Jamais la Déclaration universelle des droits de l’animal n’a affirmé une chose pareille. Il évoque aussi : « L’absurdité de l’idée selon laquelle il faudrait libérer des animaux domestiqués par l’homme depuis des millénaires… » . Jamais la Déclaration universelle des droits de l’animal n’a effectué une telle invraisemblable requête. Il estime qu’on ne peut accorder des droits à des êtres « alors qu’ils ne sauraient avoir des devoirs ». Il ne peut ignorer cependant que de nombreux êtres humains bénéficient (fort heureusement) de droits sans avoir de devoirs : comateux, handicapés profonds, enfants en bas âge, embryons… Comme on l’a vu plus haut, des droits pour ces êtres impliquent en réciproque des devoirs des hommes (valides) à leur égard. Mais, dans leur vécu à eux, les droits qu’ils possèdent (c'est-à-dire qui leur sont attribués par l’humanité) ne supposent pas de devoirs. On ne voit pas bien pourquoi l’humanité, si elle le souhaite, ne pourrait pas attribuer des droits aux animaux. C’est d’ailleurs ce qu’elle fait déjà sans arrêt dans la pratique, dans les innombrables lois et décrets qui visent à protéger les animaux de nombreux sévices et que, curieusement, Digard ne mentionne pas du tout.

Il resterait à se demander pourquoi Digard effectue tant d’affirmations suspectes ou erronées, pourquoi il attribue à la Déclaration universelle des droits de l’animal des prétentions qu’elle n’a pas, pourquoi, au nom d’un humanisme que nous partageons avec lui, il n’éprouve pas la moindre pitié ou sympathie pour les animaux souvent victimes de traitements abominables.

Un problème très répandu

Si j’ai commencé par les propos de Digard, c’est parce que, publiés dans un organe de presse que beaucoup d’amis des animaux considèrent comme parmi les plus excessifs et inadmissibles, à savoir une tribune favorable aux courses de taureaux, ils offraient un caractère d’exemple. Mais Digard n’est pas le seul, loin de là, à avoir des difficultés à assimiler les droits de l’animal.

Prenons l’exemple de deux de nos journalistes les plus éminents. Dans les colonnes du Monde, Jean-Yves Nau  (4) s’inquiète de ce qu’il appelle le « bête humanisée », un animal à qui on tend à appliquer des termes qui, selon lui, devraient être réservés aux hommes comme « euthanasie » : « il y a peu, on aurait, plus simplement ‘abattu’ ou ‘piqué’, sans autre forme de procès… », dit-il. Dans cette reconnaissance d’une parenté entre l’homme et l’animal, Nau se demande s’il ne s’agit pas « d’une nouvelle forme de régression collective ». Bigre ! Une régression que de voir dans les animaux les plus évolués des êtres sensibles, comme nous, à la douleur et autre chose que des objets ? Personnellement j’y verrais plutôt un progrès moral ! Dans les colonnes du Nouvel Observateur  (5), Michel de Pracontal, qui est l’un de nos meilleurs journalistes scientifiques, écrit : « dans toutes les démocraties modernes les droits s’accompagnent de devoirs ». Comme je l’ai dit plus haut à propos de Digard, il ne peut ignorer que ce n’est pas toujours le cas (rappelons la situation des comateux, handicapés profonds, enfants en bas âge, embryons…). Un peu plus loin, il insiste sur « l’impossibilité à transposer à l’animal le droit et la loi, notions créées par et pour l’homme ». Notions créées par l’homme, sans aucun doute ! Pour l’homme ? Certainement pas, si l’on en juge par les innombrables lois qui protègent déjà les animaux et les espèces vivantes. Ajoutons une boutade qui montrera que les lois ne sont pas créées seulement pour les hommes. Le port du Pirée, en Grèce, est une « personne morale » qui possède des droits. Je doute fort que Michel de Pracontal veuille croire que le Pirée est un homme !

Terminons ce survol par l’article publié dans Libération (6) par Pascal-Henri Keller, professeur de psychologie clinique à l’Université de Poitiers, qui va, dans sa critique des droits de l’animal, jusqu’à critiquer « l’animalité de l’homme », une critique qu’avec le développement des sciences et des thèses évolutionnistes, on croyait limitée aux seuls obscurantistes et intégristes religieux de tous poils : « Pour penser la place de l’homme dans le monde sans détour par le monde animal… il faut… beaucoup d’audace », dit-il fièrement. Il faut surtout beaucoup d’aplomb ! Refuser le « cousinage » entre l’homme et le chimpanzé relève presque de la provocation. Mais cousinage n’est pas identité. Si les frontières entre l’humanité et l’animalité sont très poreuses (7) (y compris sur le plan pathologique, puisque les maladies comme celle de la « vache folle » ne rencontrent pas, hélas, les frontières de Pascal-Henri Keller), l’homme, du fait de son cerveau performant, a un mode d’être culturel qu’il est le seul à  posséder.

Dire cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas aussi des modes de fonctionnement culturels chez divers groupes d’animaux (dialectes de chant chez certains oiseaux, transmissions de maniements d’outils dans certaines populations de chimpanzés, etc., voir référence 7), mais que les activités culturelles de l’homme, par leur complexité extrême, lui permettent un mode d’être, scientifique et artistique, sans équivalent sur notre planète. L’homme est à la fois, animal et non-animal, même s’il a longtemps voulu gommer sa face animale. Fier des performances de son cerveau, il devrait aussi être, comme le dit André Langaney, « animal et fier de l’être ». Et ne pas refuser une forme de protection par des droits à ses cousins animaux moins doués et moins bien lotis que lui !

Conclusion

Un farouche adversaire des droits de l ‘animal écrivait à leur propos qu’ils étaient : « des idées pernicieuses qui ne passeront pas ! » (8), suggérant que la notion de droit de l’animal tendait «  à gommer la différence qui existe entre l’homme et l’animal ». Je pense que les idées vraiment pernicieuses dans ce domaine sont celles qui vont à l’encontre de la morale et … du bon sens. Jamais la Déclaration universelle des droits de l’animal n’a visé à gommer la différence qui existe entre l’homme et l’animal, mais simplement à donner à l’animal une meilleure protection vis-à-vis de certains hommes,  et, par suite, à notre espèce dans son ensemble, une meilleure attitude morale à l’égard des animaux. Plus précisément, la Déclaration universelle des droits de l’animal ne fait, au fond, que réclamer deux droits fondamentaux : le droit pour toutes les espèces animales, vertébrés et invertébrés,  de ne pas disparaître par la faute de l'homme, le droit pour tous les animaux vertébrés et pour quelques  invertébrés à système nerveux céphalisé, sensibles à la douleur, de ne pas souffrir par la faute de l'homme. Rien dont notre espèce ne puisse être fière et qui, dans tous les cas, ne met pas en cause les droits de l’homme.

En réponse à ce que nous avons tenté dans le présent article, à savoir de montrer les nombreuses  incompréhensions ou étonnantes déviations que suscite cependant la notion de « droits de l’animal », tentons de résumer nos thèses sous forme de quelques propositions :
        
1)  L’animalité de l’homme ne supprime pas ses caractéristiques culturelles particulières : l’homme est, à la fois, animal et non-animal.

  1. Le droit et les lois sont créés par l’homme.
  2. L’homme peut parfaitement, comme il l’a déjà fait, les attribuer à d’autres entités que les hommes eux-mêmes.
  3. Les droits attribués à une entité ne sont pas toujours liés à des devoirs de la part de cette entité.
  4. Dans cet esprit, rien ne s’oppose à ce que, dans un souci moral, l’homme donne des droits particuliers aux animaux, à condition que la spécificité de l’homme et ses droits particuliers soient clairement affirmés.

En d’autres termes, il importe finalement, et le point est essentiel, de ne pas confondre et mélanger les droits de l’homme et les droits de l’animal. Et de laisser à chacun la place qui leur revient dans la loi.
Tout en étant sensible à la douleur animale et en cherchant à la réduire par les lois et les règlements, il importe donc de rester humaniste. C’est d’ailleurs ce qui ressort du remarquable rapport de Suzanne Antoine, président de chambre honoraire à la cour d’appel de Paris (9). Tout cela semble de bon sens. Mais les exemples cités plus haut montrent bien que ces thèses restent encore pour certains de digestion bien difficile ! "

Références et notes

(1) Georges Chapouthier, Au bon vouloir de l’homme, l’animal, Denoël, Paris, 1990
(2) Jean-Pierre Digard,  Bulletin de la Fédération des Sociétés Taurines de France, Février 2007
(3) Attitudes des consommateurs vis-à-vis des animaux de ferme, Euro-baromètre spécial 229, Juin 2005 ; Plan d’action communautaire relatif au bien-être et à la protection des animaux d’élevage, Edinstitut, CIV, Janvier 2006
(4) Jean-Yves Nau, La bête humanisée, Le Monde, 25 Août 2006
(5) Michel de Pracontal, Des droits pour les bêtes, Le Nouvel Observateur, 4-10 Janvier 2007, p 13
(6)Pascal Henri Keller, On n’est pas des bêtes, Libération, 24 Novembre 2006, p 31
(7) Jean-Claude Nouët, Georges Chapouthier (sous la direction de), Humanité, Animalité : quelles frontières ?, Editions « Connaissances et savoirs », Paris, 2006
(8) René Lacaze, Editorial, La gazette officielle de la Chasse et de la Nature, 11 Juillet 2003, p 3
(9) Suzanne Antoine, Rapport sur un régime juridique de l’animal,  Site internet du ministère de la justice, http://www.justice.gouv.fr/publicat/rapport/rapport-animal-0505.pdf

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Pour une éducation à la nature

Le quotidien L’Alsace du 19 août 2008 s’appuie sur un des messages du président du Bulletin d’informations de la Fondation Ligue française des droits de l’animal, pour réclamer que chaque enfant bénéficie dès le début de sa scolarité  d’une éducation à la connaissance de la nature et des animaux.

« De l’aveu même de Nicolas Hulot, écrit Jean- Claude Nouët  dans le bulletin de janvier 2008 de la Ligue française des droits de l’animal, le  Grenelle  a été faible sur la biodiversité et l’éducation. Ce dernier point constitue une lacune majeure. Ce sujet fondamental n’était pas à l’ordre du jour, donc rien n’est proposé […] pour l’instauration d’une éducation civique à la connaissance de la nature à tous les niveaux de l’enseignement […]. Et  dans cette hypothèse, il convient de ne pas placer la charrue avant les bœufs.
Il arrive que dès l’école maternelle, on ait recours à un intervenant spécialisé qui apprend aux enfants à trier les déchets. C’est juste, mais nous ne cessons de proclamer qu’avant de se coltiner les déchets, de plus en plus nombreux, l’enfant doit pouvoir mesurer les enjeux. Nous devons lui monter par exemple la mésange bleue et la primevère, lui donner un enseignement précis de la belle biodiversité qui l’entoure, avant d l’engager dans la lutte contre la pollution multiforme.[ …] L’éducation à l’environnement ne peut constituer une matière, mais elle doit imprégner toutes les autres , ne cesse-t-on d’affirmer. Chaque enfant doit bénéficier d’au moins une classe verte, pendant sa scolarité obligatoire, affirmait-on voici quelques temps. Au jourd’hui, cette activité si bénéfique relève pratiquement d’un parcours de combattant administratif pour l’enseignant décider à se lancer. Il faut faire d’avantage. 

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Quand le débat "Animal et société" fait débat

Le quotidien La Croix du 24 juin,  dans le contexte des travaux du groupe «  Statuts juridiques de l’animal » des Rencontres  « Animal et société » et des propositions de la Fondation LFDA pour  un  régime juridique cohérent de l’animal, publie un débat, recueilli par Denis Sergent, entre le professeur universitaire de philosophie, Elisabeth de Fontenay et le directeur de recherche émérite  en anthropologie Jean-Pierre Digard, sur la question faut-il un nouveau statut pour les animaux.
- Selon Elisabeth de Fontenay, « Aujourd’hui, philosophes, anthropologues et juristes sont dans l’embarras pour définir le statut juridique de l’animal. Dans le droit français en effet ; selon le code civil, on ne distingue que deux catégories : le bien ou la personne. Dans ce cadre, qu’est-ce que l’animal ? Le considérer à la fois comme un bien et un être sensible (comme le reconnaît le code rural depuis 1976) semble pour le moins contradictoire. L’approche éthique de cette question pose le problème d’un droit des animaux. On peut insister sur le fait que les hommes ont des égards et des devoirs vis-à-vis des bêtes. Mais, tant que le législateur n’intervient pas (sous forme de lois, de réglementations, de directives), rien ne sanctionne les écarts et les abus de comportement.
Aussi certains spécialistes du droit civil, comme Jean-Pierre Marguénaud(1) professeur à l’université de Limoges, reconnaissent-ils que l’animal a déjà dans le droit français un statut intermédiaire entre les biens et les personnes, et travaillent en même temps à développer ces nouveaux droits. Il faudra, bien entendu, légiférer selon les espèces concernées, distinguer des droits des poules de ceux des vaches ! Ce sont évidemment là des distinctions dérangeantes par rapport à l’exigence d’universalité du droit. Cette démarche débouchera en effet sur un « droit gradualiste » en fonction des espèces animales, avec toutes les contradictions et les difficultés que cela peut comporter.
Au-delà de la révision du statut des animaux, demeurent les questions liées notamment aux conditions d’élevage industriel. La France, qui va présider l’Europe pour les six mois à venir, va être obligée de mettre en œuvre les directives européennes que nous sommes loin d’appliquer scrupuleusement. »
- Selon Jean-Pierre Digard, « Les animaux sont des êtres vivants sensibles. Néanmoins, cette affirmation doit être pondérée. Le règne animal étant composé de plusieurs dizaines de millions d’espèces allant des protozoaires aux primates, les notions uniques de sensibilité, de souffrance et de stress n’ont dès lors pas beaucoup de sens. Gommer cette différence en persistant à parler de l’animal en général est donc réducteur et porteur de difficultés gigantesques de mise en pratique du droit. La définition d’un nouveau statut n’est donc pas possible.
Par ailleurs, la sensibilité de l’animal étant déjà inscrite dans le code rural, pourquoi les associations de protection de l’animal veulent-elles une inscription au code civil ? a ce jour, les animaux peuvent être la propriété des hommes et faire l’objet d’échanges commerciaux. C’est ainsi que l’élevage peut exister. Un nouveau statut créerait plus de problèmes qu’il n’en résoudrait. La Fondation Brigitte Bardot ou la Fondation Ligue des droits de l’animal tentent de minimiser leur objectif, mais elles ne manqueront pas de s’en réclamer pour tenter d’imposer des contraintes aux activités d’élevage ou d’utilisation des animaux, à caractère économique ou de loisir. Ce changement de régime juridique de l’animal est proposé dans le rapport de Suzanne Antoine, magistrate à la retraite et trésorière de la Fondation Ligue des droits de l’animal, remis au ministre de la justice en 2005. Il stipule notamment la création soit d’une catégorie particulière de bien, soit d’une catégorie intermédiaire entre les biens et les personnes.
De plus, ce ne sont pas les animaux en tant qu’individus qui comptent, mais les espèces ou les races. Ainsi, serait-il plus raisonnable de protéger, comme le fait le Société d’ethnozootechnie, la biodiversité des races domestiques dont certains effectifs diminuent pour des raisons économiques, appauvrissant ainsi le  patrimoine génétique.
En outre, protéger la biodiversité exige parfois d’éradiquer une espèce invasive. Mais parler ainsi n’est pas politiquement correct. Finalement, une pensée uniquement éthique, teintée de sensiblerie et mue par un courant philosophique trop orienté vers le respect intégral de la nature, brouille les frontières entre l’homme et l’animal, comme on a pu encore le voir à la villette avec l’exposition intitulée « Bêtes et hommes ». »

(1). Actes des colloques organisés par la fondation LFDA

L’hebdomadaire L’Aurore Paysanne du 5 juin  2008 a cru bon faire  état de la peur de certaines organisations agricoles face aux  demandes de prise en compte du bien-être animal  formulées par  des associations de protection animale, dont la Fondation LFDA, dans  le débat public « Animal et société », organisé actuellement par le ministère de l’agriculture.
« La place de l’animal dans nos sociétés…Vaste question devenue au fil des ans un véritable sujet de société. Sujet qui fait aujourd’hui l’objet d’une vaste consultation publique façon «Grenelle de l’environnement ». Au-delà des réunions régionales qui se tiennent première quinzaine de juin et qui regroupent scientifiques, vétérinaires, agriculteurs et membres d’association de protection animale, tout citoyen est appelé dans le même temps à faire entendre sa voix sur le site www.animaletsociete.com. Un moyen d’expression jusqu’ici quasi monopolisé par les associations de protection animale. Attention danger ! « La question de la place de l’animal dans nos sociétés (…) est indissociable, à mes yeux, des enjeux nouveaux de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation dont j’ai la charge en tant que ministre (…) » souligne Michel Barnier dans le propos introductif que l’on peut lire sur ce site. Des enjeux qu’ont bien compris les nombreuses associations ayant déjà apporté leur contribution au débat. Dans le livre ouvert au public, l’association « Vive le Chat » se dispute la vedette avec « Chev-Ane », « Palmizen », la Fondation Ligue française des droits de l’animal ou encore Protection Mondiale des Animaux de Ferme. Un conglomérat d’opinions qui tend, pour l’essentiel, à faire valoir le fait que l’animal, dans sa généralité, ne jouit pas aujourd’hui de toute la considération qui lui serait due. Le débat qui anime aujourd’hui les participants  du débat « Animal et société » a, à quelques jours du lancement du baccalauréat 2008, un petit air d’épreuve de philosophie. Gandhi, Einstein, et même Hitler, sont mis à contribution sur le site tandis qu’au Droit de l’Homme » semble de plus en plus vouloir répondre un droit de l’animal. La fin de l’exception humaine ? Et si nous n’en sommes pas encore là, la notion de « statut » de l’animal, avec tout ce qui s’y rattache, fait son petit bonhomme de chemin à grand renfort d’arguments jouant sur la corde sensible humaine […]la frontière qui séparait jusqu’ici l’homme et l’animal s’estompe. Et voilà le « je pense donc je suis » de Descartes remis en cause. De genre, l’humanité devient une espèce comme une autre…Sur le fond, on notera que l’approche et l’interprétation de la notion de bien-être animal ont évolué en même temps que la société […] Comme le soulignait  Eugène Schaeffer, président de l’ACTA (association de coordination technique agricole)  […] « La prise en compte du bien-être  ne doit pas faire oublier que l’élevage reste inscrit dans une logique de marchés. Certaines organisations semblent persuadées qu’en précisant sur une étiquette le mode d’élevage et le fait que l’animal  n’a pas été maltraité (une notion très difficile à caractériser) le consommateur aura une préférence pour ce produit et sera prêt à payer plus cher » […]  En résumé, à force de ne jurer que par le bien-être animal, on en oublierait presque dans l’équation le facteur humain…Et une fois le processus lancé, il est très difficile de faire marche arrière ! »

 

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"Que faisons-nous des animaux de divertissement?"

Le mensuel Sciences humaines de juin 2008, dans un très important dossier consacré aux Animaux et nous, donne la position du président de la Fondation LFDA sur les zoos.
«  Moins sanglants [que les corridas], les zoos posent également problème. Jean- Claude Nouët (Zoos, in Boris Cyrunik (dir.), Si les lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale, Gallimard, 1998) insiste sur le stress chronique  des animaux et les comportements pathologiques auxquels les conduit la coupure avec leur milieu naturel. Automutilation, affectations cutanées, obésité, dépression ou troubles digestifs sont légion et les bêtes assommées à coup de psychotropes. Comme beaucoup d’autres, J-C. Nouët conteste le rôle éducatif ou même scientifique du zoo : il n’ouvre comme champ d’étude que celui, vaste il est vrai, des pathologies mentales, organiques et comportementales.  L’argument de la préservation des espèces ne serait guère meilleur : les animaux en captivité ne sont que des caricatures animales et si quelques espèces  se reproduisent dans les zoos, beaucoup n’y parviennent pas. »

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Le chien et la loi

Le trimestriel  Dogs de juin 2008, dans un dossier consacré aux droits des chien, signé Elen Pouhaer, fait référence aux travaux de la Fondation LFDA ,et tout particulièrement d’une de ses juristes, sur la protection juridique des animaux domestiques.
« Avec plus de 8 millions de chiens, la France se situe au premier rang européen quant à la population canine. Ceux- là, sont désormais de plus en plus perçus comme des membres à part entière de la famille. A ce titre, ont-ils des droits ? Avons-nous des devoirs envers eux ?
C’est au cours du XIXe siècle que la notion juridique de protection animale émerge. En France, dès 1850, la « loi Grammont » sanctionne les mauvais traitements infligés en public aux animaux domestiques. « Après la seconde guerre mondiale, la population s’est urbanisée, explique Suzanne Antoine, magistrate  et membre fondatrice de la Ligue française des droits de l’animal (LFDA), qui a publié de nombreux articles et ouvrage à ce sujet et est également l’auteur du rapport sur le régime juridique de l’animal remis en 2005 au ministère de la Justice. Le besoin de conserver  des liens avec la nature s’est concrétisé par la présence de nombreux animaux de compagnie dans les foyers : chiens, chats, mais aussi hamsters, lapins, oiseaux…Une sensibilité nouvelle à la condition animale est apparue. C’est en 1976 que pour la première fois, l’animal domestique est explicitement reconnu en tant qu’être sensible dans la loi française l’article L214 du Code rural). Le Code pénal, qui reconnaît également la sensibilité de l’animal, réprime sévices et mauvais traitements. En 199, le Code civil distingue l’animal du « corps inanimé, mais celui-là reste considéré comme un bien meuble susceptible d’être déplacé, au même titre qu’un objet. »[…]

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Bioéthique et expérimentation animale

Le bihebdomadaire Les Affiches Moniteur d’Alsace et de Lorraine du 20 mai 2008, dans un dossier consacré à la bioéthique, signé Patrice Battistini, fait état d’un des constats portés par  la Fondation LFDA sur  l’expérimentation animale, tout à fait à l’écart des mouvements extrémistes. Bioéthique et expérimentation animale  
[…]« La réponse par la peine de mort d’un être humain pour expier définitivement ses crimes, on le sait  , fait l’objet d’une vive critique, en ce que son acceptation nous renverrait à notre origine animale dont nous ne nous démarquerions pas.
Pourtant, au contraire, certains cherchent à tendre vers une similitude entre l’animal et l’homme, non en rabaissant l’homme au rang d’animal, mais en voulant élever la condition animale. Ainsi, la question de la nature animale se pose de plus en plus avec la mise en avant de ce qu’on qualifie parfois des « terroristes du droit des animaux » qui s’attaquent à l’expérimentation animale par tous les moyens.
Pour Tipu Aziz (neurochirurgien), de telles expérimentations  sont utiles et les plus grandes avancées médicales résultent d’expérimentation animale comme le vaccin contre la rage, les tri-thérapies pour le sida ou les techniques de transplantations cardiaques. Sans compter pour Georges Chapouthier (vice-président de la Ligue française des droits de l’animal« dans l’état actuel des connaissances, on ne peut pas se passer complètement de l’expérimentation animale ». Et Dominique Quinio de rajouter que « passer directement à des essais sur l’homme semble encore utopique et ce saut pourrait poser de graves questions éthiques. »Pour Dominique Lecourt( professeur de philosophie à l’Université de Paris VII), « la conception strictement biologique de l’être humain à laquelle les militants du végétarisme adossent leur philosophie promeut une version étriquée de la vie humaine. Elle ignore que seule la part non animale, la part affective, culturelle, historique de l’être humain peut donner sens et valeur à l’idée scientifique qu’il est un animal ». Si nous avons à refuser les mauvais traitements infligés aux animaux, « il ne s’agit pas de droits et d’intérêts, pas davantage de compassion. » « Il s’agit de la valeur de la valeur de tout ce dont l’être humain s’enrichit qui fait de la présence des animaux dans sa vie. »[…]

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Rencontres "Animal et Société", un décevant "Grenelle" du bien-être animal

Le quotidien La Montagne du 11 mai 2008, fait état de la lettre de déception adressée par 8 des  ONG dont la fondation LFDA participant aux rencontres « Animal et société » au ministre de l’agriculture qui les a organisées.
« Avant les élections municipales  et cantonales, le ministère de l’agriculture avait annoncé le lancement des rencontres « Animal et société » qui faisaient suite au Grenelle de l’Environnement. Des retrouvailles prévues entre ONG de la protection animale, élus, professionnels et scientifiques afin d’engager des réflexions d’ampleur pour appréhender le bien-être animal. Qui « devaient » seulement, aux dires des associations signataires (Confédération nationale des SPA de France, Fondations Assistance aux animaux, Brigitte Bardot, Trente millions d’amis, Ligue française des droits de l’animal ainsi que Ligue pour la protection des oiseaux, Société protectrice des animaux, Société nationale pour la défense des animaux) d’une lettre adressée au ministre Michel Barnier, en date du 28 avril dernier : « nous constatons que ce qui devait être des réunions de travail s’apparentent à des rencontres et non à des négociations en dépit de nombreuses propositions ». Dans les déceptions enregistrées par les associations de protection animale : absence des ministères de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la justice, des élus locaux, etc. ». Les ONG demandent qu’une nouvelle gouvernance s’installe rapidement et disent compter sur  une réaction prompte du ministre. »
De son côté le site Internet www.30millionsdamis.fr,  le  28 avril publiait le communiqué de presse de ces 8 ONG « Rencontres Animal et société ou rien à signaler pour l’instant !». Voire rubrique actualités/ actions inter associatives.

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La LFDA partenaire de la plateforme nationale pour les méthodes alternatives en expérimentation animale

Le trimestriel Sciences enjeux santé de juin 2008 mentionne la mise en place d’une plateforme nationale pour le développement de méthodes alternatives en expérimentation animale, sous forme d’un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) composé de 12 partenaires dont la Fondation Ligue française des droits de l’animal, le ministère de la recherche, AFSSAPS, INERIS (Institut National de l’environnement et des risques), AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail), INSERM (Institut national de la Santé et de la Recherche Médicale), CNRS, UIC (Union des Industries Chimiques), FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté), LEEM (les Entreprises du Médicament), OPAL (Recherche Expérimentale et Protection de l’Animal de Laboratoire), SPTC (Société de Pharmaco-Toxicologie Cellulaire).
"Cette plateforme a pour but de fédérer tous les partenaires autour de la volonté commune de favoriser la mise en place de méthodes alternatives permettant de réduire ou de supprimer le recours à l’animal de laboratoire notamment dans le développement, l’évaluation et le contrôle des produits de santé et des substances chimiques. La France rejoint ainsi les pays européens disposant d’une plate-forme nationale et réunis au sein de la plateforme européenne ECOPA (European Consensus Platform ou Alternatives). Ces plateformes réunissent les autorités compétentes, les chercheurs, les industriels et les associations de protection animale. La plateforme incitera les chercheurs français à entrer dans le processus de validation des méthodes via l’ECVAM (European Centre for the Validation of Alternative Methods) et les aidera à faire face au paradoxe auqel ils sont confrontés : ils connaissent, présentent ou évaluent des demandes d’essais portant sur des substances chimiques ou des ingrédients entrant dans la composition des produits de santé, tout en étant confrontés aux impératifs éthiques exigeant de limiter au maximum le recours de l’animal de laboratoire, voire de le supprimer à bref délai dans certain cas.
Les réglementations (REACH 7e amendement de la directive cosmétique) et les débats du récent Grenelle de l’environnement mettent en évidence cette problématique.
A la suite du lancement de cette plateforme nationale, effectué conjointement par le directeur Général de la Recherche et de l’Innovation au Ministère de la Recherche et par le Directeur général de l’Afssaps, le Comité Directeur du GIS, présidé par la représentante de l’Afssaps, a tenu sa première séance et nommé son directeur, représentant de l’INERIS le 6 mars 2008. Les travaux de cette plateforme nationale seront conduits au sein de deux sous-comités : produits de santé (dont le secrétariat sera assuré par l’Afssaps) et substances chimiques (dont le secrétariat sera assuré par l’INERIS).
La mise en place de ces deux sous-comités sera faite par un appel à candidatures d’experts compétents, qui sera prochainement publié. Cela permettra à la plateforme d’entrer dans la phase pratique de ses travaux."

Chimie Pharma Hebdo du 5 mai 2008  fait également état de l’annonce par le Ministère de la recherche et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afsaaps) de la mise en place d’une plateforme nationale pour le développement de méthodes alternatives en expérimentation animale, constituée de 12 partenaires dont la Fondation Ligue française des droits de l’animal.
[…] « Cette plateforme a pour but de développer des méthodes visant à réduire ou à supprimer le recours à l’animal de laboratoire notamment dans le développement, l’évaluation et le contrôle des produits de santé et des substances chimiques. Les travaux de cette plateforme seront conduits au sein de deux sous comités : produits de santé et substances chimiques. La France rejoint ainsi les pays européens disposant d’une plateforme nationale et réunis au sein de la plateforme européenne ECOPA (European Concensus Plattform for Alternatives). Selon la Commission européenne, 10,7 millions d’animaux sont utilisés chaque année par l’industrie, dont plus de la moitié dans la recherche et le développement  en santé humaine, 16% dans la production et le contrôle qualité des produits de santé, et 10% dans l’évaluation toxicologique et autres études de sécurité. »

Le Quotidien du Médecin du 28 avril, fait lui aussi état de cette plateforme française.
[…] «  Cette plateforme, constituée en groupement d’intérêt scientifique, réunit 12 partenaires, dont l’INSERM, le CNRS, le LEEM, et la Ligue française des droits de l’animal autour de la volonté de favoriser la mise ne place de méthodes alternatives permettant de réduire ou de supprimer le recours à l’animal de laboratoire. Dirigée par le représentant de L’INERIS (Institut national de l’environnement et des risques) elle comprendra deux sous comités (avec des experts recrutés par un appel à candidature) : produits de santé et substances chimiques.
La plateforme rejoindra les structures identiques européennes au sein de l’ECOPA et les chercheurs français seront incités à entrer dans le processus de validation des méthodes via le centre européen ECVAM ( European Centre for the Validation of Alternative Methods.»
De leur côté, les sites Internet www.agoraflux.com et www.viefemme.com, le 23 avril publiaient le communiqué de presse cosigné des 12 partenaires annonçant la création sous forme de GIS la mise en place  de la «  Plateforme Nationale pour le développement de méthodes alternatives  à l’expérimentation animale ». Voire rubrique actualités /dernières informations.

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"Homme et Animal: de la douleur à la cruauté", le nouvel ouvrage de la LFDA référencé"

Le Club des vigilants dans sa rubrique " Lu, vu, entendu" d'octobre, publie un compte rendu très élogieux de l’ouvrage issu du colloque organisé par la Fondation LFDA « Homme et animal : de la douleur à la cruauté »  et publié, sous la direction de Thierry Auffret Van Der Kemp (directeur de la LFDA et Jean-Claude Nouët (président de la LFDA), aux éditions L’Harmattan, en 2008.
"En régle générale, mieux vaut ne pas recommander des comptes-rendus de colloques: leur lecture est souvent fastidieuse. Cet ouvrage fait exception: les propos sont concis, les émotions réelles et les exemples à la fois précis et émouvants. Lorsque l'Homme, être vivant, considère les animaux d'élevage comme de simples machines biologiques, les animaux de laboratoire comme de simples outils et les animaux en général (à l'exceptions de quelques animaux dits "de compagnie") comme de simples objets, comme "des choses",rien ne va plus. comme l'écrit le professeur Nouët:"connaître les animaux, leur vie, leur diversité doit conduire à respecter leur sensiblité, leurs besoins, leurs espèces". C'est d'autant plus indispensable que la dignité des Hommes est elle -même en jeu : un monde oubliuex de la fraternité entre l'Homme et les autres être vivants, en arrive vite à oublier la fraternité entre humains."

Le mensuel  Animaux magazine n°378 de  juin  2008, de son côté, apprécie le carcatère salutaire de cette publication.
" Cet ouvrage rend compte des interventions et débats qui ont eu lieu lors du Colloque « Homme et animal : de la douleur à la cruauté » organisé par la Fondation Ligue française des des droits de l’animal, dans le cadre de l’exposition « Bêtes et Hommes » qui s’est tenue à la Grande Halle de la Villette à Paris en octobre 2007.
Le lecteur y trouvera les réponses qu’apportent les scientifiques de renom( biologistes , sociologues, médecins, philosophes…)à des questions qui relèvent autant de la science que de l’éthique ou de la morale, telles que :comment l’homme perçoit la souffrance d’autrui ? Tous les animaux peuvent-ils éprouver de la douleur physique, la souffrance psychique ? Un enfant cruel avec l’animal devient-il un adulte cruel envers l’homme ?
Par les temps qui courent où la violence est trop souvent à la une des médias cet ouvrage scientifique est  salutaire." 

Le mensuel Soins, la revue de référence infirmière de juin 2008, rend compte aussi de cet ouvrage.
"Tous les animaux peuvent-ils éprouver la douleur physique et la souffrance psychique ? Comment peut-on reconnaître et interpréter les signes extérieurs de la souffrance des animaux ? Comment l’homme perçoit-il la souffrance d’autrui ? Un enfant cruel envers un animal devient-il un adulte cruel envers l’homme ? Voici quelques questions abordées dans ce livre réalisé par la Ligue française des droits de l’animal et présentant les actes d’un colloque réalisé en octobre 2007 à Paris sur le thème « Homme et animal de la douleur à la cruauté ». Les différents intervenants de ce colloque, médecins, neurobiologistes, éthologues, philosophes, sociologues, historiens ou juristes, apportent chacun sous l’angle de leur discipline un éclairage sur la douleur ou la souffrance des animaux et la cruauté que les hommes peuvent exercer envers eux. Enfin, l’une des conclusions du colloque est que l’école a un rôle majeur à jouer pour prévenir et freiner l’agressivité et la violence dans nos sociétés, conduites qui semblent devenir de plus en plus répandues.

Le bimestriel  Les cahiers rationalistes  n°594  de mai- juin  2008, sous la plume de Pierre Attali, référence également l’ouvrage « Homme et animal : de la douleur à la cruauté ».
« Cet ouvrage relate les actes du colloque organisé le 10 octobre 2007 par la fondation Ligue française des droits de l’animal au parc de la Villette. Pour la première fois en France, des spécialistes d’horizons très différents étaient réunis sur ce thème pour apporter des éléments de réponse et de réflexion à un public issu d’horizons très divers. Dix intervenants médecins, neurobiologistes, éthologues, philosophes, sociologues, historiens, juristes ont éclairé le public sur la douleur ou la souffrance des animaux et la cruauté que les hommes  peuvent exercer sur eux.
Tous les animaux peuvent-ils éprouver la douleur physique et la douleur psychique ? Le professeur Jean-Claude Nouët s’élève contre cette croyance que l’animal ne ressent ni douleur ni angoisse. Peut-être s’agit-il là d’un héritage des préjugés archaïques de Descartes et de Malebranche. La douleur peut-être comprise  comme l’une des façons d’intégrer et de traduire le signal de danger, chaque animal la ressentant différemment, dans une forme et une intensité qu’il ne nous est pas possible de connaître.
Georges Chapouthier montre qu’il existe, chez les animaux, trois mécanismes de réaction nerveuse aux influences négatives de l’environnement : la nociception, la douleur et la souffrance. La nociception avertit l’organisme qu’un danger le menace. Elle est répandue dans tous les groupes d’animaux. La douleur apparaît chez tous les animaux vertébrés et vraisemblablement chez  certains invertébrés. La souffrance apparaît chez les animaux où un état mental supérieur est associé à la nociception et à la douleur.
L’homme méconnaît souvent la souffrance de l’animal et lui fait violence. Il convient de distinguer la violence individuelle, acte conscient exercé  par un homme, correctement réprimée par les textes, et la violence collective tolérée et même légalisée par la société. La violence individuelle  est active, comme par exemple celle du chasseur tandis que la seconde est passive, mais toujours complice ; c’est le cas du spectateur d’une corrida où le sens de la responsabilité personnelle se dilue et s’efface.
Les textes protecteurs resteront impuissants tant que les mentalités ne seront pas modifiées en profondeur. L’animal n’est pas une chose, il a le droit de ne pas souffrir par la faute de l’homme, les espèces ne doivent pas disparaître, également par la faute de l’homme.
D’éminents spécialistes des sciences biologiques et des sciences humaines, dans les domaines de la neurobiologie, de l’éthologie, de la sociologie, de la philosophie, de l’histoire et du droit, ont apporté leurs réponses à des questions essentielles concernant la douleur des animaux, et les réactions de l’homme à son égard. »

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Ethique Animale

A l’occasion du lancement des rencontres « Animal et société »organisées sous l’égide du Ministre de l’agriculture et de la publication aux Presses Universitaires de France de l’ouvrage «  Ethique animale » du philosophe et juriste Jean- Baptise Jeangène Vilmer, les sites Internet agoravox.fr et fr.news.yahoo.com, en avril,  ont mis en ligne sur 6 pages une longue interview de cet universitaire, enseignant l’éthique à l’université de Montréal. Le rôle important de la Fondation LFDA y est souligné.
[…]L’éthique animale peut-être définie comme l’étude du statut moral des animaux, c'est-à-dire de la responsabilité des hommes à leur égard. Il s’agit naturellement d’une question millénaire mais le mouvement contemporain[…]a son origine dans l’Angleterre des années 1970 […]Comment la France  s’est-elle inscrite dans cette démarche de réflexions et de positionnements sur la question animale ? Elle ne s’est pas vraiment « inscrite » dans le sens où la plupart des auteurs français ignorent le débat anglo-saxon […]
Si l’éthique animale existe malgré tout en France, c’est essentiellement grâce à des organisations, et à deux d’entre elles en particulier : la Fondation Ligue française des droits de l’animal(LFDA) et les Cahiers antispécistes, auxquels je consacre une section. La distinction entre ces deux familles est assez claire.
D’un côté, la LFDA défend un  welfarisme modéré qui ne remet pas en cause l’exploitation animale, en particulier l’alimentation carnée, ni le primat de l’homme.
De l’autre, les Cahiers défendent un abolitionnisme inclusif, c'est-à-dire qu’il intègre un welfarisme non spéciste, qui remet en cause l’exploitation animale et défend le végétalisme. Autrement dit, pour reprendre la ligne de séparation tracée par David Olivier dans le tout premier numéro de la revue, la LFDA relève de la défense animale, tandis que les Cahiers prônent la libération animale. »[…]

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Les clubs jeunes SPA à l'honneur

L’hebdomadaire Haut Anjou du 25 avril 2008, fait état du soutien apporté par la Fondation LFDA au congrès des clubs jeunes SPA  organisé à l’occasion de leur 60e anniversaire au Refuge de l’Arche à Château–Gontier. Voire rubrique « les actions inter associatives »  

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Les Saigneurs des Seigneurs de la mer

Le mensuel Biocontact de novembre 2008, publie sous ce titre un communiqué de Thierry Auffret Van der Kemp,Directeur de la Fondation LFDA, ingénieur de recherche, biologiste marin, en faveur de la préservation des requins menacés par une surpêche particulièrement cruelle.

« A l’occasion  de la sortie française en DVD du remarquable film « Les seigneurs de la mer » de Rob Stewart, alertant le monde sur les massacres de requins qui menacent de disparition 90%  de leurs espèces avant la moitié du siècle, la Fondation Ligue française des droits de l’animal
(FLFDA)
rappelle  qu’elle a attiré  depuis deux ans sur ce sujet l’attention du Ministre de l’agriculture et de la pêche et la Secrétaire d’Etat  chargée de l’écologie. Les requins figurent parmi les espèces marines les plus menacées, principalement en raison de leur surpêche, à laquelle la France contribue fortement. Les navires français ont déclaré avoir pêché 11.365 tonnes de requins en 2005 (dernières statistiques publiées) ce qui place la France au deuxième rang  européen   après l’Espagne. De plus la France a importé en 2006 3.334 tonnes de requins, faisant d’elle la troisième importatrice, derrière l’Espagne et l’Italie.

Des quotas trop laxistes
Les requins constituent la part la plus importantes des prises accessoires des thoniers français, les plus efficaces d’Europe, dans leurs pêches  dans l’Océan Indien et au large des côtes d’Afrique de l’Ouest. Mais, malgré les menaces immédiates qui pèsent sur les requins, très peu de dispositions limitent la pêche aux requins, et les quelques quotas existants sont très au dessus des maximums recommandés par les experts scientifiques, et seules 6 espèces  sont  protégées dans le monde
Une centaine  de millions de requins sont tués chaque année par des pêcheries industrielles et la pêche de loisir dans le monde. Ils  sont particulièrement vulnérables à la surpêche, en raison de leur croissance lente et de leur maturité tardive. Dans la majorité des 470 espèces de requins les femelles ne pondent pas d’œufs comme les autres poissons : les jeunes se développent dans le ventre de leur mère, et la mort d’une femelle peut impliquer la mort de plusieurs  jeunes.  Au résultat, les effectifs déclinent rapidement.

Un chaînon supérieur primordial
Or les requins jouent un rôle primordial en tant que prédateurs dans les écosystèmes océaniques. Déjà apparaissent dans le monde des signes de perturbation importante des équilibres des réseaux alimentaires dans plusieurs écosystèmes  marins, qui sont les conséquences directes de la disparition de populations de requins.   Actuellement, l’UICN-Union internationale pour la conservation de la nature estime qu’au moins 300 des 1000 espèces de raies et de requins connues dans les eaux européennes sont en danger, et qu’au moins 150 autres vont le devenir prochainement.

L’aileronage interdit  
En 2003, l’Union européenne a interdit la pratique gaspilleuse et cruelle de l’aileronage (ou finning) qui consiste à amputer les nageoires du requin, le plus souvent encore vivant, et à rejeter son corps  mutilé à la mer, alors qu’il est encore vivant dans 50 % des cas ; l’animal peut agoniser entre  24 h  et 3 semaines, comme il a été constaté.  Mais ce règlement contient des dérogations qui rendent cette interdiction inefficace. Par exemple, le fait que les carcasses et les ailerons puissent être débarqués séparément rend impraticable tout contrôle des quantités prélevées, et tout contrôle du rapport de quantité entre  nageoires coupées et carcasses débarquées.

L’Europe doit agir
Etant donné l’accession de la France à la présidence de l’Union européenne, l’importance des captures de requins par  les pêcheries françaises, la forte influence de l’Europe sur les politiques mondiales de la pêche, et l’engagements pris en 1999 par l’Union au sein de la FAO-Food Agricultural Organisation de mettre en place un plan européen de gestion des populations de requins, la a demandé dès octobre 2007 au Ministre de l’agriculture et de la pêche que la France apporte son soutien à la proposition de résolution européenne pour un plan d’action européen pour la conservation des requins, élaborée par Shark Alliance.

 
La LFDA* rappelle que le nombre d’attaques mortelles par les requins est inférieur à une dizaine par an dans le monde entier, et que pour la seule France on compte une quinzaine de décès dus aux guêpes, abeilles et frelons. Les films « dents de la mer » et autres du même genre sont contraires à la réalité. Et les sAIgneurs ne sont pas ceux qu’on pense… »

*La Ligue française des droits de l’animal (LFDA) est un centre de réflexions éthiques, d’informations pluridisciplinaires (scientifiques, philosophiques, historiques et sociologiques) et de propositions juridiques visant à rétablir des rapports équilibrés et moins violents entre l’espèce humaine et les autres espèces animales.

Le site Internet 123savoie.com, le 9 avril 2008, sous ce titre, publie l’intégralité du communiqué de presse que  la Fondation LFDA  a diffusé à l’occasion de la sortie en salle du film canadien « Les seigneurs de la mer ».
« A l’occasion  de la sortie en France du remarquable film « Les seigneurs de la mer » de Rob Stewart, alertant le monde sur les massacres de requins qui menacent de disparition 90%  de leurs espèces avant la moitié du siècle, la  Fondation Ligue française des droits de l’animal rappelle  qu’elle a attiré  depuis deux ans sur ce sujet l’attention du Ministre de l’agriculture et de la pêche et la Secrétaire d’Etat  chargée de l’écologie.
Les requins figurent parmi les espèces marines les plus menacées, principalement en raison de leur surpêche, à laquelle la France contribue fortement. Les navires français ont déclaré avoir pêché 11.365 tonnes de requins en 2005 (dernières statistiques publiées) ce qui place la France au deuxième rang  européen   après l’Espagne. De plus la France a importé en 2006 3.334 tonnes de requins, faisant d’elle la troisième importatrice, derrière l’Espagne et l’Italie. Les requins constituent la part la plus importantes des prises accessoires des thoniers français, les plus efficaces d’Europe, dans leurs pêches  dans l’Océan Indien et au large des côtes d’Afrique de l’Ouest. Mais, malgré les menaces immédiates qui pèsent sur les requins, très peu de dispositions limitent la pêche aux requins, et les quelques quotas existants sont très au dessus des maximums recommandés par les experts scientifiques, et seules 6 espèces  sont  protégées dans le monde.
Une centaine  de millions de requins sont tués chaque année par des pêcheries industrielles et la pêche de loisir dans le monde. Ils  sont particulièrement vulnérables à la surpêche, en raison de leur croissance lente et de leur maturité tardive. Dans la majorité des 470 espèces de requins les femelles ne pondent pas d’œufs comme les autres poissons : les jeunes se développent dans le ventre de leur mère, et la mort d’une femelle peut impliquer la mort de plusieurs  jeunes.  Au résultat, les effectifs déclinent rapidement. Or les requins jouent un rôle primordial en tant que prédateurs dans les écosystèmes océaniques. Déjà apparaissent dans le monde des signes de perturbation importante des équilibres des réseaux alimentaires dans plusieurs écosystèmes  marins, qui sont les conséquences directes de la disparition de populations de requins.   Actuellement, l’UICN-Union internationale pour la conservation de la nature estime qu’au moins 300 des 1000 espèces de raies et de requins connues dans les eaux européennes sont en danger, et qu’au moins 150 autres vont le devenir prochainement.

En 2003, l’Union européenne a interdit la pratique gaspilleuse et cruelle de l’aileronage (ou finning) qui consiste à amputer les nageoires du requin, le plus souvent encore vivant, et à rejeter son corps  mutilé à la mer, alors qu’il est encore vivant dans 50 % des cas ; l’animal peut agoniser entre  24 h  et 3 semaines, comme il a été constaté.  Mais ce règlement contient des dérogations qui rendent cette interdiction inefficace. Par exemple, le fait que les carcasses et les ailerons puissent être débarqués séparément rend impraticable tout contrôle des quantités prélevées, et tout contrôle du rapport de quantité entre  nageoires coupées et carcasses débarquées.
Etant donné l’accession prochaine de la France à la présidence de l’Union européenne, l’importance des captures de requins par  les pêcheries françaises, la forte influence de l’Europe sur les politiques mondiales de la pêche, et l’engagements pris en 1999 par l’Union au sein de la FAO-Food Agricultural Organisation de mettre en place un plan européen de gestion des populations de requins, la Fondation LFDA a demandé dès octobre 2007 au Ministre de l’agriculture et de la pêche que la France apporte son soutien à la proposition de résolution européenne pour un plan d’action européen pour la conservation des requins,(voire rubrique Dernières informations sur ce site) élaborée par Shark Alliance.
La Fondation Ligue française des droits de l’animal rappelle que le nombre d’attaques mortelles par les requins est inférieur à une dizaine par an dans le monde entier, et que pour la seule France on compte une quinzaine de décès dus aux guêpes, abeilles et frelons. Les films « dents de la mer » et autres du même genre sont contraires à la réalité. Et les sAIgneurs ne sont pas ceux qu’on pense. »

Le site Internet jemesensbien.fr, dans un article intitulé « Les requins en danger », sous la plume de Marie Pagodin, reprend une partie du communiqué de la Fondation LFDA
Depuis que j’ai vu Les dents de la mer, j’ai la trouille de plonger à cause  des requins. En fait, c’est eux qui sont en danger ! Le film Les seigneurs de la mer de Rob Stewart, alerte le monde sur les massacres de requins menacés de disparition.[…] Dans 5 à 10 ans, de nombreuses espèces de requins auront disparu, s’alarme le réalisateur du film. Un comble pour un animal apparu il y a plus de 400 millions d’années, bien avant les dinosaures et qui a survécu aux cinq crises majeures d’extinction des espèces !
De son côté, la Fondation Ligue française des droits de l’animal rappelle que le nombre d’attaques mortelles par les requins est inférieur à une dizaine par an dans le monde entier. Alors qu’en France, on compte une quinzaine de décès dus aux guêpes, abeilles et frelons, bien plus dangereux qu’un requin ! […]Les saigneurs   ne sont pas ceux qu’on pense. Ca n’a  pas l’air mais la France est en le deuxième pays européens pêcheur de requins après l’Espagne et l’Italie et le troisième pays importateur derrière l’Espagne et l’Italie ![…]

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Le statut de l'animal aux rencontres "Animal et Société"

Le mensuel Animaux magazine d’avril 2008  dans son  dossier  consacré  aux rencontres «  Animal et société » organisées depuis mars par le ministre de l’agriculture et de la pêche,  fait état de l’apport de la Fondation LFDA  dans les réflexions juridiques et des propositions sur le statut de l’animal qui  fait l’objet au sein de ces rencontres  qui constitue la thématique d’un des 3 groupes de travail de ces rencontres.
[…] « L’atelier les statuts de l’animal  devra se pencher notamment sur les questions juridiques et scientifiques concernant le respect de l’animal vivant et de sa protection contre la maltraitance. Il s’agira de préciser les statuts juridiques de protection de tous les animaux : de compagnie, domestiques, sauvages ou utilisés en expérimentation. Sous- jacente, la volonté de mieux prendre en compte que tout animal est un être sensible qui ne doit pas être utilisé par l’homme de façon abusive. Depuis de nombreuses années, le statut juridique de l’animal a fait l’objet de maintes tables rondes, souvent à l’initiative des associations de protection animale.
Pour l’heure, le droit français distingue les animaux domestiques des animaux sauvages. L’article 211-5 du Code rural précise que sont considérées comme espèces animales non domestiques, celles qui n’ont pas subi de modification de la part de l’homme. Les animaux sauvages libres  sont considérés comme res nullus, sans propriétaires. Aucun texte de loi ne les protège stricto sensu contre la maltraitance. Tout ce qui les concerne s’inscrit dans le code de l’environnement qui ne s’intéresse qu’à la préservation de leurs espèces –non les individus.
Les animaux domestiques ou sauvages, apprivoisés ou détenus en captivité par l’homme, ont un statut ambigu. D’une part, le Code rural qui les concerne les reconnaît comme être sensibles.
Son article L.214-1 stipule Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.
Les mauvais traitements, les actes de cruauté et les sévices sexuels à leur encontre tombent sous le coup de la loi et sont sanctionnés par le Code pénal.
Mais d’un autre côté, le Code civil français les maintient au rang de biens meubles. 
Son article 528 précise que Sont meubles par leur nature les animaux et les corps qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre, soit qu’ils se meuvent par eux-mêmes, soit qu’ils puissent changer de place que par l’effet d’une force étrangère. Etre sensible et meuble ? Les associations de protection animale luttent depuis longtemps pour que toute l’ambigüité soit levée : le Code civil  doit reconnaître les animaux être sensibles. Sa réforme répondrait à l’amour et au respect que leur accordent des millions de propriétaires ! En 2004, l’Etat français  a fini par se pencher sur la question. Le ministre de la justice de l’époque, M. Dominique Perben, a demandé un rapport sur le statut juridique de l’animal à Mme Suzanne Antoine, présidente de chambre honoraire à la Cour d’Appel de Paris et trésorière de la Fondation Ligue française des droits de l’animal. Juristes et associations ont été entendus. Un an plus tard, Mme Suzanne Antoine remettait son rapport. Elle proposait une alternative pour réformer le code civil : soit créer une catégorie juridique spécifique à l’animal, soit le rendre  bien protégé. Depuis ses conclusions, rien n’a été entrepris. Les rencontres « Animal et société » vont –elle permettre de bousculer enfin le code civil ?

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Vétérinaires: pour ou contre une évolution du régime juridique de l'animal?

L’hebdomadaire La semaine vétérinaire du 28 mars 2008, commente le résultat d’un sondage effectué par le site Planete.vet.com auprès des vétérinaires pour connaître leur opinion vis-à-vis dune réforme du statut juridique telle que celle proposée par la Fondation LFDA.
« L’animal  reconnu comme un être sensible par le Code rural, est défini par le Code civil, comme un bien meuble. Modifier ou non ce régime  juridique fait débat. C’est  d’ailleurs le thème choisi par l’un des groupes de travail mis en place dans le cadre du grenelle de l’animal. La profession vétérinaire est impliquée dans ce débat, en raison de sa compétence et de son rôle sur le terrain. Le statut juridique de l’animal a déjà retenu l’attention des ministères, notamment au printemps 2005, alors que Nicolas Forissier, secrétaire d’Etat à l’Agriculture, présente sa politique dans ce domaine. Le 10 mai de la même année, le garde des Sceaux de l’époque, Dominique Perben, reçoit à la chancellerie, en présence de ce ministre, le rapport relatif à la réforme du statut juridique de l’animal qu’il a commandé.
Ce texte, rédigé par Suzanne Antoine, présidente de chambre honoraire à la cour d’appel de Paris et trésorière de la Ligue française des droits de l’animal, remis à grand renfort médiatique, alimente la controverse. La reconnaissance d’un statut spécifique est en effet une demande des associations de protection animale. Si le statut de l’animal a évolué, sa classification  reste encore à améliorer, admet notre consœur Geneviève Gaillard, députée des deux Sèvres  et présidente du groupe parlementaire pour la protection animale. Plusieurs propositions sont émises, dont la création dans le Code civil d’une catégorie à part pour les animaux, à mi-chemin entre les personnes et les biens. L’autre solution avancée est de laisser les animaux dans la catégorie des biens, mais avec une reconnaissance de leur particularité.
Mais la question soulevée est avant tout celle de l’accompagnement sur le terrain. Ainsi 35,5% des confrères n’estiment pas nécessaire de réformer le statut de l’animal. Selon eux, le problème est le manque d’application des textes existants. [….] 57,8% des vétérinaires interrogés sont favorables à une évolution du droit en faveur de l’animal, avec des adaptations et sans tomber dans une vision anthropomorphique.[…] Seuls 6,7 % souhaitent un statut qui apparente l’animal à l’homme. […] »

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L'animal-être sensible au laboratoire

Le mensuel « Science et Vie »  d’avril  2008, dans la seconde partie, concernant  l’éthique, de son  remarquable  dossier  « Expérimentation animale. Le grand malaise », que Caroline Tourbe, Jean-Jacques Perrier, Boris  Bellanger  et K. Bettayeb consacrent à sa Une, nourrit la réflexion par les remarques de Georges Chapouthier, vice-président de la Fondation LFDA, membre du Comité national de réflexion éthique sur l’expérimentation animale et par ailleurs  directeur de recherche au CNRS
 […]Ce sont les conceptions du rapport entre l’homme et l’animal qui ont évolué. Héritée des thèses de Descartes, selon lesquelles le corps est une machine, la biologie de  Claude Bernard représente typiquement la conception de l’animal-objet encore assez développée en Occident, résume Georges Chapouthier, biologiste et philosophe. En cela, elle s’oppose à la seconde conception qui commence à s’imposer depuis un demi- siècle : celle de l’animal-être sensible. Les raisons  d’une telle évolution ? Paradoxalement, elles viennent essentiellement des progrès de la science elle-même ! Parce qu’ils ont peu à peu bousculé les distinctions que l’homme établissait vis-à-vis de l’animal. Une valse à trois temps, selon Georges Chapouthier : « Dès leurs débuts, et quoique basées sur des préceptes cartésiens, la biologie et la physiologie ont montré qu’il existait de grandes ressemblances fonctionnelles entre l’homme et l’animal ».   A cet égard, la génétique a, plus récemment, joué un rôle majeur, en révélant notamment la très forte homologie entre les gènes de l’homme et ceux du chimpanzé. « En second lieu, avec la formulation de la théorie de l’évolution par Darwin, l’homme et l’animal se trouvent liés pour des raisons d’origine ». La notion  de continuité entre l’homme et l’animal commence à se développer. […].  Troisième mouvement, la mise à mal du dernier bastion de l’humanité résistant encore aux assauts de l’animal : la culture. Ce rempart est en effet battu en brèche par les nombreuses expériences qui montrent que bien des animaux sont plus intelligents que ce que l’on pensait. « Si l’on analyse n’importe quel terme culturel, on peut en trouver des ébauches chez les animaux, constate Georges Chapouthier. Telle celles de l’outil, du langage, de la morale, de l’esthétique. Certes il ne s’agit que d’ébauches, mais toutes ces observations estompent la différence entre l’homme et l’animal. Et  jusqu’à la conscience de soi, qui a été attribuée au chimpanzé, à l’éléphant ou au dauphin, car ils sont capables de s’identifier dans un miroir. Dans la pratique, la conception de l’animal-être sensible a entraîné au XXe siècle une vague de réflexion sur le statut de l’animal de laboratoire. Avec, à la clé, la mise en place de lignes de conduite dans l’expérimentation animale. La plus reconnue étant la  règle des 3R énoncée en 1959 par le zoologiste William Russel et le microbiologiste Rex Burch. Trois « R » pour « remplacer » (l’animal par d’autres modèles), « réduire » (le nombre d’animaux), « raffiner » (les protocoles expérimentaux). Car tel est le chemin à suivre désormais pour établir un compromis entre notre besoin d’expérimenter afin de faire progresser nos les connaissances  et notre aversion à devoir, pour ce faire, maltraiter des animaux, nous apparaissant toujours plus proches de nous. […] »

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Quand le site de la Fondation LFDA est conseillé

Le mensuel « Ushuaïa. La nature et les hommes »  de mars 2008, en réponse à une de ses lectrices souhaitant faire des recherches su Internet sur les trafics d’animaux, indique une liste de 4 sites dans laquelle lecelui de la fondation figure en première place.

 

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Mieux protéger l'avifaune de la Côte d'Azur

Le quotidien Nice matin du 5 mars 2008 fait état des mesures  de protection, notamment des oiseaux  mises en place ou recommandées par la fondation LFDA.
" Depuis une vingtaine d’années, des points d’eau ont été installés dans les bois de Notre –Dame de la Garoupe pour les oiseaux et les écureuils, à l’instigation de la Ligue française des droits de l’animal, dont la correspondante régionale est l’Antiboise  Paule Marchisio.
Ces équipements, déjà anciens, et dont les amis de la nature ont pu constater l’utilité, auraient  bien besoin aujourd’hui d’être restaurés. La ligue régionale souhaite donc que la mairie prévoit ces petits travaux.
« Ce n’est pas une priorité absolue bien-sûr, mais cela coûte trois fois rien, et comme j’apprends que des travaux sont prévus dans ce secteur, je pense que l’on pourrait en profiter pour restaurer ces abreuvoirs » explique Mme Marchisio. La Ligue des droits de l’animal demande également que l’on tienne compte des périodes de nidification pour effectuer le débroussaillage. A trois semaines près en effet, on massacre des couvées entières ou, au contraire, on permet aux oiseaux d’assurer leur descendance.
Il faut donc y penser, que l’on soit un jardinier amateur ou un professionnel responsable des espaces publics."

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Les animaux sont-ils des choses?

Le mensuel Cheval magazine de février 2008, en se  posant  la question à propos du cheval , répond, par  la plume d’Antoinette Delylle, bien évidemment par la négative en s’appuyant notamment sur les arguments éthiques et juridiques développés par la Fondation LFDA  dans ces actions et de le rapport sur le régime juridique de l’animal de Suzanne Antoine, président de chambre honoraire à la cour d’appel de Paris et administrateur de la Fondation LFDA.
« Depuis plus de trente ans, la Ligue française des droits de  l’animal agit pour faire inscrire dans la loi le droit pour l’animal de ne pas souffrir ni de disparaître par la faute de l’homme. Elle milite pour la reconnaissance et la défense de droits fondamentaux des animaux. Elle est  à l’origine d’une « Déclaration universelle des droits de l’animal » proclamée en 1978 à la maison de l’Unesco. Il s’agit d’un texte d’essence éthique et scientifique, qui souligne l’unité et la communauté des très  vivants, ainsi que l’existence de leur sensibilité » […]
« Remis au ministère de la justice en 2005, le rapport Suzanne Antoine, consultable en ligne (www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports/index.shtml) envisage deux solutions :
1. Considérer les animaux comme des êtres vivants doués de sensibilité, et les extraire complètement du droit des biens, tout en ne bouleversant pas le régime d’appropriation.
2. Créer en plus des meubles et des immeubles, une catégorie de biens, celles des animaux, en les associant à des « biens protégés ». […] reste que la reconnaissance de l’animal comme un être spécifique serait un symbole fort. C’est peut-être l’Europe qui débloquera la situation. La communauté européenne est à l’origine du concept de « bien-être animal », un terme  particulièrement  révélateur de l’évolution   des mentalités. Il ne s’agit  plus en effet pour l’homme de  se situer comme « protecteur de l’animal », mais de démarrer une  recherche éthique visant à améliorer ses conditions de vie. Sous la pression de l’Union européenne, le droit français va devoir changer pour, enfin, accorder à l’animal un véritable statut. »

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Sévices sexuels envers un animal

L’hebdomadaire La Dépêche vétérinaire du 16 février 2008, en  faisant référence à un article de Suzanne  Antoine sur ce sujet, publié dans le Bulletin d’Informations de la Fondation Ligue française des droits de l’animal n°56,  décrit une  première jurisprudence issue de la loi du  4 mars 2004. Celle–ci fut l’aboutissement des initiatives prises par la Fondation LFDA pour faire reconnaître par l’article 521-1 du code pénal , les sévices de nature sexuel à l’égal des autres sévices et actes de cruauté  envers un animal, comme délits passibles de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.
« La Cour de cassation  de cassation  a rejeté, le 4 septembre dernier, le pourvoi de Gérard L, agent de l’administration pénitentiaire, qui avait commis plusieurs actes de pénétration sur un poney lui appartenant, la scène ayant été filmée par son amie. Il s’agit de la première jurisprudence  issue de la loi du 4 mars 2004 (article50) […]
La cour d’appel de Dijon avait condamné, le 27 janvier 2006, Gérard L. a un an d’emprisonnement avec sursis et à l’interdiction de détenir un animal. Suite à son pourvoi, la Cour de cassation (arrêt chambre criminelle N°06-82.785) a jugé que l’acte de pénétration  était suffisant pour constituer le délit, sans qu’il soit nécessaire de rapporter la preuve qu’il avait été accompagné de fureur, de violence ou de cruauté.»

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Vers une éducation au respect de l'animal à l'école et dans les grandes écoles

Le mensuel 30 millions d'amis de décembre 2007, dans son dossier 2007 L'année du pire et du meilleur pour les animaux, fait état des démarches de la LFDA en matière d'éducation à l'école et dans les grandes écoles.
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